Blog de Chirurgie Esthétique – Dr Jean Claude Dardour

Questions – Réponses autour de la chirurgie esthétique

Q : Les réactions d’insatisfaction temporaire, sortes de petites dépressions, sont-elles fréquentes après une intervention de chirurgie esthétique ?
R : Oui, même lorsque tout se passe bien, il est possible que se produise une petite dépression réactionnelle post-opératoire dans les quinze jours, parfois un mois, après l’opération. Cette dépression n’est pas grave, elle demande simplement à être bien assumée par le médecin, afin d’aider au mieux son patient ou sa patiente. Les choses rentrent très vite dans l’ordre, mais cela est fréquent et il faut le savoir. A ce propos, il faut signaler qu’on ne doit jamais opérer un patient en pleine dépression. Celui-ci croit souvent que l’intervention va aider à franchir ce mauvais cap et, malheureusement, l’effet est souvent contraire.

Q : L’opération de chirurgie esthétique la plus pratiquée ?
R : C’est de loin la lipossuccion qui représente environ un tiers de toutes les opérations de chirurgie esthétique réalisées ?

La réponse du Docteur Dukan

Depuis des années, toutes les études ont montré qu’il peut être facile de perdre du poids rapidement (et encore !) mais que dans la majorité des cas, les personnes reprennent l’intégralité de leurs kilos perdus, si ce n’est plus.

Vous trouverez ci-dessous la réponse du Docteur Dukan.

Nous vous laissons seul juge face à tant d’humilité…

Sur les risques de carences et les risques cardiovasculaires que certains reprochent à son régime, Pierre Dukan répond : « Ils ne se basent sur rien de scientifique, ce ne sont que des impressions, des feelings… Mais moi, je considère que le vrai risque c’est le surpoids et l’obésité. Tous les jours il y a des gens qui en meurent et je contribue à lutter contre. »

Sur le problème des reprises de poids fulgurantes? « Quarante pour cent des gens qui ont suivi mon régime n’ont pas regrossi quatre ans après. » Il conclut : « J’attends avec impatience les nouvelles statistiques de l’obésité en France dans huit mois. S’il y a un plateau ou même une baisse, ce sera grâce à moi. »

Le danger des régimes alimentaires

Cela fait un an qu’il pilote une équipe de médecins chargés par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) de rédiger un rapport sur les régimes. Ce document très attendu, intitulé « Evaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement », va être rendu public cet après-midi.

Mais Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille (Nord) et président du groupe de travail, qui a planché sur ce rapport, a accepté de nous en dévoiler en exclusivité les grandes lignes. Des conclusions qui accablent les régimes en général, et certains en particulier comme celui du moment, le régime Dukan.

Rarement efficaces et des effets indésirables. « Les régimes ne sont pas anodins. Ils sont susceptibles d’entraîner des effets indésirables importants », souligne le docteur Lecerf. « Dans 95% des cas, il y a reprise de poids après le régime. » Pire : « Des personnes qui n’avaient pas de problème de poids avant leur régime peuvent se retrouver en surpoids et développer des troubles du comportement alimentaire. » Et les restrictions répétées provoquent « de l’ostéoporose, des risques osseux et de fractures ».

Plus on fait de régimes, plus on gagne de gras. « Chaque régime est moins efficace que le précédent, et la reprise de poids plus importante », met en garde l’expert. Car les restrictions alimentaires « perturbent durablement le métabolisme » et, au final « les gens perdent toujours du muscle et reprennent toujours du gras ».

Des sources de carences. Le rapport insiste sur le fait que la plupart des régimes proposés au grand public ne sont pas équilibrés. « Les régimes disponibles contiennent beaucoup trop peu de fibres, de vitamines, de minéraux, de glucides et, à l’inverse, beaucoup trop de sel », martèle le spécialiste.

Atkins et Dukan dans le collimateur. « Les régimes hypoglucidiques comme Atkins aux Etats-Unis et Dukan en France sont particulièrement déséquilibrés, insiste-t-il. Le régime Dukan est vraisemblablement associé à un risque accru de cancers ou de maladies cardiovasculaires, même si aucune étude ne peut encore le démontrer scientifiquement. » Un seul régime trouve à peu près grâce aux yeux du docteur Lecerf, celui des Weight Watchers, qu’il qualifie de « pas si mal équilibré ».

Chez les jeunes filles, gare aux troubles de l’ovulation. C’est un risque qui concerne particulièrement les adolescentes, souvent multirécidivistes des restrictions alimentaires. « On observe souvent ces troubles chez celles qui veulent maintenir un poids à un niveau bas pour des raisons de convenances sportives. »

Alerte aux régimes chez les enfants! Le docteur Lecerf s’alarme de « rencontrer de plus en plus fréquemment des enfants de 2, 4, 6, 8 ans, mis au régime au risque de les exposer à des troubles de la croissance ». Il pense qu’une telle aberration est « le résultat d’une dramatisation du surpoids et de l’obésité infantiles, qui pousse des médecins à imposer des restrictions alimentaires à des tout jeunes enfants ».

Pas de régime par Internet. Le docteur Lecerf pense que « la science de l’obésité ne doit en aucun cas être faite par des médecins par correspondance ». Un tacle, notamment, aux coachings minceur qui foisonnent sur le Net… Et un seul conseil, si l’on veut vraiment perdre du poids : « S’adresser à un médecin compétent, un endocrinologue ou même un bon généraliste. » Il vous expliquera que « la première chose à faire, quand on a un problème de poids, n’est pas de faire un régime, mais de se tourner vers un médecin qui va s’occuper réellement de votre santé, de votre état psychologique. Eventuellement il pourra décider d’intervenir sur votre alimentation, mais jamais de façon dramatiquement restrictive. »

Faire du sport ne fait pas maigrir

Vous avez quelques kilos à perdre. Cela ne sert à rien de prendre un abonnement à la salle de gymnastique la plus proche ou de courir 45 minutes deux fois par semaine.

Un nombre grandissant d’études scientifiques très sérieuses prouvent que si l’exercice physique a des effets bénéfiques sur la santé, il ne sert à peu près à rien pour perdre du poids.

Le Guardian met en garde ses lecteurs, tout comme l’avait fait il y a quelques mois le New York Times. Cela va à l’encontre de nombreuses idées reçues et même des programmes gouvernementaux de santé publique dans la plupart des pays souligne le Guardian. Nous avons presque tous intégré le fait que pour être en forme et svelte, cela demande de sérieux efforts et que les heures de sports auront une rétribution. Erreur.L’exercice a un impact négligeable sur la perte de poids.

La Mayo Clinic, un établissement de recherche médicale américain à but non lucratif, souligne que «de nombreuses études ont montré aucune ou une très faible perte de poids avec seulement de l’exercice» et «qu’il est très peu probable que l’exercice permette à court terme une perte de poids équivalente à celle obtenue avec un changement de régime alimentaire.

La plupart d’entre nous ont compris la mécanique basique du gain et de la perte de poids : vous mettez de l’énergie dans votre corps (des calories) via l’alimentation et vous dépensez cette énergie par de l’activité. Tout ce qui n’est pas brûlé est stocké et donc transformé en gras. Malheureusement, les mathématiques ne sont pas en notre faveur.

«En théorie bien sûr, il est possible de brûler plus de calories qu’on en consomme», explique le docteur Susan Jebb du Medical Research Council britannique. «Mais il faut faire bien plus d’exercice que la plupart des gens imaginent. Pour brûler 500 calories, cela demande typiquement plus de deux heures de vélo et cela correspond aux calories de deux beignets.» Le sport n’est tout simplement pas un bon moyen pour maigrir à moins d’avoir un programme d’entraînement d’un athlète préparant les Jeux olympiques. «C’est une pure question de mathématiques», explique le professeur Paul Gately de la Carnegie Weight Management institution. «Si vous voulez perdre 500 grammes de graisse, cela nécessite de courir 100 kilomètres. Mais si vous voulez le faire grâce à la diète, vous avez seulement besoin de sauter un repas…»

Recours en cas d’insatisfaction

Ce sont les mêmes recours qu’en chirurgie classique. Le chirurgien plasticien a un contrat de moyens et non un contrat de résultats. S’il y a eu erreur technique, ou faute du chirurgien, le patient peut demander réparation en justice à condition, bien sûr, de faire la preuve de cette erreur ou de cette faute (c’est le but de l’expertise médicale).
Par contre, s’il n’y a eu aucune faute, s’il s’agit de l’impondérable ou simplement d’un résultat qui ne plaît pas au patient, la responsabilité du chirurgien ne peut être engagée. Cependant, nous sommes de plus en plus inquiets de l’évolution de la jurisprudence qui voudrait transformer le contrat de moyens légal du chirurgien en un véritable contrat de résultat.
C’est méconnaître le fait que nous travaillons sur de la matière vivante qui a ses propres réactions, parfois imprévisibles. Comment le chirurgien pourrait-il, par exemple, prendre en charge le risque d’une cicatrice chéloïde? Or, certaines condamnations ont déjà été prononcées pour aggravation de l’état antérieur, c’est-à-dire parce qu’il avait été jugé que le patient était moins bien après l’opération qu’avant, sans qu’il y ait faute technique de la part du chirurgien. Si cette évolution peut réjouir certains patients, il ne faut pas oublier qu’elle aboutit à l’augmentation de nos primes d’assurances et donc à l’augmentation du prix des interventions. C’est ainsi que nos collègues américains payent des primes annuelles de l’ordre de 9000 à 15000 € par an (les honoraires d’un lifting sont deux à trois fois plus élevés qu’en France).

De l’efficacité du régime Dukan

L’expérience pourrait démontrer, s’il était nécessaire, que les régimes amincissants peuvent être concoctés par n’importe quel ahuri décidé à perdre des kilos. En tout cas, elle risque de faire pâlir d’envie les accros du régime Dukan, condamnés à la nourriture hautement protéinée sans la moindre trace de sucre.

Mark Haub, professeur de nutrition à l’université du Kansas, a testé un régime à base de chips mexicaines, de biscuits au chocolat et à la crème, de céréales sucrées et autres snacks prohibés avec horreur par tous les habituels faiseurs de régime. L’homme voulait ainsi démontrer que dans le cadre d’un régime, c’est davantage le nombre de calories ingérées qui compte que leur composition. Il s’est ainsi limité à consommer 1 800 calories par jour (notamment avec ces ingrédients considérés comme de la “junk food”) et a perdu pas moins de douze kilos en dix semaines.

On pourrait objecter que ce n’est pas le poids qui compte en matière de régime, qu’il faut aussi prendre en compte le taux de cholestérol et de triglycérides par exemple. Eh bien une analyse sanguine a révélé que ces indicateurs s’étaient améliorés durant son régime. Même son pourcentage de masse grasse a diminué.

Reste que l’homme ne recommande pas de faire un tel régime. Continuant à manger (modérément) des légumes et des protéines, il voulait surtout montrer que les populations consommant beaucoup de cette “junk food” pouvaient tout de même perdre du poids en continuant à la consommer, mais en diminuant les quantités. De plus, l’homme tient à rappeler que sur dix semaines, il est impossible de mesurer l’effet du manque de fruits et de légumes sur la santé.

Comme nous vous le montrerons dans un prochain article, le plus important n’est pas votre poids mais votre silhouette. Nous verrons que des personnes ont l’air plus maigre après une liposuccion, avec un poids sur la balance plus élevé !

Lien vers l’article en anglais sur cnn.com

Histoire de la Chirurgie Esthétique

L’histoire de la chirurgie esthétique est indissociable des grandes guerres qui ont jalonné le XXe siècle. Un très bon documentaire, réalisé par Antoine Hurtado en 2003, à l’occasion du cinquantenaire de la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), retrace ce que l’on peut appeler l’ »épopée » de la chirurgie esthétique.
Pour tenter de réparer les « gueules cassées » de la guerre de 14-18 – ces
soldats mutilés par les obus -, les médecins spécialistes du maxillo-facial ont perfectionné leur discipline et fait émerger la chirurgie dite « réparatrice ».
Cette étape majeure de la médecine est évoquée dans La Chambre des
officiers, de François Dupeyron. Dans ce film, le lieutenant Fournier passe
quatre années à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, pendant lesquelles les
médecins tentent de redonner forme humaine à son visage.
Dans l’entre-deux-guerres, avec le début de l’émancipation de la femme et une mode vestimentaire qui commence à dévoiler le corps féminin, des
cliniques privées et des cabinets à domicile de chirurgie esthétique se
développent. Les premières réductions mammaires sont pratiquées dès 1925 puis des étirements de peau (ancêtre du lifting) et des réductions graisseuses.
Mais les techniques employées par cette jeune discipline sont encore
aléatoires et des accidents graves surviennent. En 1929, deux affaires, l’une américaine et l’autre française, font la « une » du New York Times et du Figaro : des femmes jeunes qui souhaitaient se faire affiner les jambes se retrouvent amputées. Scandales, procès, la pratique de la chirurgie esthétique est interdite pendant deux ans.
En réaction, des chirurgiens vont tenter d’organiser la profession et, au début des années 1930, la principale question est déjà : est-il honnête de faire usage de la publicité ? Mais les moyens de contrôle sont difficiles et l’appétit individuel de gloire et d’argent insatiable. En 1936, aux informations Pathé, le spectateur peut découvrir les exploits de la chirurgie esthétique avec photos « avant » et « après » à l’appui. Durant la deuxième guerre mondiale, des médecins anglais développent la technique de greffe de peau pour réparer les soldats grands brûlés, encore une nouvelle forme de chirurgie reconstructrice.

Chirurgie esthétique en Tunisie

Se faire opérer d’un lifting ou de prothèses mammaires à moitié prix peut paraître séduisant surtout si cette intervention s’accompagne d’un séjour au soleil dans un hôtel « confortable ».

C’est ce que propose actuellement de nombreux sites Internet qui ventent les mérites de telle ou telle clinique Tunisienne ou Marocaine.

Si tout se passe bien c’est merveilleux, mais en cas de problèmes?…

Une indication opératoire ne se pose pas sur une photographie, mais après un long entretient avec le chirurgien qui doit vous opérer; c’est bien sur impossible dans ce type de tourisme chirurgical.

Voir un médecin forcement non spécialiste à Paris et se faire opérer par un chirurgien à l’étranger dont on ne connaît ni les titres ni la formation est une gageure.

En France vous pouvez vérifier les titres que vous annonce votre chirurgien, à l’étranger c’est impossible.

Une complication post opératoire est toujours possible, elle ne survient pas forcement dans les 48 heures qui suivent l’intervention: certaines de ces complications surviennent plus tardivement et impliquent parfois une ré intervention rapide pour limiter les dégâts. Que ferez-vous après votre retour en France. Qui vous suivra? Certainement pas un chirurgien compétent.

Les accidents et les malfaçons existent en chirurgie esthétique; quel recours aurez-vous après une intervention pratiquée en Tunisie? Bien sur ceux de la loi Tunisienne, avec un expert local et devant un tribunal local…

En France les lois sont strictes et sévères : le défaut d’information est une faute, les infections nosocomiales sont indemnisées de même qu’un mauvais suivi du chirurgien.

Un devis préalable est obligatoire qui doit mentionner le tarif de l’opération pratiquée, mais aussi la spécialité du praticien reconnue par le Conseil de l’Ordre des médecins.

A-t-on le droit de se priver de toutes ces garanties pour une opération que l’on ne fera qu’une fois dans sa vie? Chacun est juge…

Expertise du Dr Dardour sur M6 lors de l’émission 100% Mag
Suite à une augmentation mammaire totalement ratée lors d’une opération à l’étranger, le Dr Dardour est consulté en tant qu’expert agrée par la cour de cassation.

Prise en charge des prothèses mammaires

La nouvelle nomenclature de la Sécurité sociale est parue. Elle comporte de nombreuses modifications de la cotation des actes de chirurgie.

En particulier les nouveaux textes prévoient la prise en charge possible des prothèses mammaires sous certaines conditions: Le libellé exact du texte précise: Mastoplastie bilatérale d’augmentation, avec pose d’implant prothétique

Indication : agénésie mammaire bilatérale et l’hypoplasie bilatérale sévère avec taille de bonnet inférieure à A, ou pour syndrome malformatif (sein tubéreux et syndrome de Poland).

L’acte est remboursé 226 € pour le chirurgien et 97 € pour l’anesthésiste (il est recommandé d’avoir une bonne mutuelle)

Une entente préalable est nécessaire et l’acte doit être effectué par un chirurgien plasticien.